La fonction première de ce roman est de raconter une histoire fictive, celle d'Emma, pour servir de devoir de mémoire quant aux événements de la Seconde Guerre mondiale. « C'est un livre sur l'après, sur la mémoire, écrit Jean Molla dans la postface de Sobibor, où la petite histoire croise les chemins de la grande. » Évoquant la fonction de la littérature, l'auteur affirme : « Nous sommes condamnés à nous interroger. »

    L'édition scolaire qui a servi de référence pour la rédaction de cette étude est intentionnelle : il s'agit de permettre aux étudiants de mieux entrer dans l'univers de Jean Molla, avant l'étude de l'œuvre en classe, et surtout de mieux comprendre les enjeux de ce roman. Mais les enseignants tireront également profit de ce travail, dans la mesure où sa lecture programmée en classe sera l'occasion d'une pause réflexive avant l'entrée dans l'œuvre, non seulement en tant que récit historique pour la jeunesse, mais également comme support d'apprentissage de la Shoah. 
    Car peut-on « apprendre » la Shoah, comme on le ferait pour tout autre événement historique ? s'interroge légitimement Myriam Ruszniewski Dahan. Cette étude nous rappelle combien il est important d'analyser des romans historiques comme Sobibor, car leur fréquentation est nécessaire dans le travail de construction de la pensée historique (questionnement et interprétation des sources) et de la conscience historique (sentiment d'appartenance à l'histoire humaine).

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